0001

En 1990, une petite usine de broyage de minerais située au cœur d’un quartier pavillonnaire, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), cesse ses activités. Quelques années plus tard, un riverain, Pierre Léonard, âgé de 49 ans, décède d’un mésothéliome, un cancer de la plèvre dû à l’amiante. Sa sœur et son beau-frère, Nicole et Gérard Voide, parviennent à identifier la responsabilité du CMMP et d’autres victimes. Ils alertent alors dès 1998 les pouvoirs publics et les autorités sanitaires, revendiquant notamment la sécurisation du site, sa déconstruction et dépollution des sols, la recherche de toutes les personnes exposées et la mise en place d’un dispositif de suivi médical et social.

Ils initient ainsi, en lien avec un collectif d’associations, une mobilisation toujours en cours aujourd’hui, dont ce colloque veut rendre compte, interrogeant les logiques d’acteurs dans la mise en visibilité de ce désastre sanitaire, à l’origine des maladies et décès de plus de 240 personnes.

Lieu: Centre de colloque du Campus Condorcet, Place du Front Populaire, 93300 Aubervilliers, Métro Front Populaire (ligne 12)

Quand: Mardi 12 novembre 2019 – 9 h/18 h 30

Contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

À télécharger:

Programme du colloque

Le Giscop93 est partenaire du colloque "Du travail au lieu de vie. Quelles mobilisations contre les risques professionnels et les atteintes à l’environnement ?"

Organisé à l’initiative de militants de la santé au travail et de chercheurs en sciences humaines et sociales, ce colloque se fonde sur le constat du développement de pathologies d’origine industrielle et de leur sous-estimation dans les statistiques existantes. Ces maux sont dits et dénoncés par les populations qui les subissent depuis les années soixante-dix, et plus encore dans un contexte de désindustrialisation au cours duquel les travailleurs restent exposés à l’héritage toxique des entreprises qui ferment. Ce colloque explorera les obstacles auxquels sont confrontés les collectifs qui s’engagent dans les procédures de reconnaissance de l’origine industrielle de ces maladies, en invitant les chercheurs qui ont enquêté sur ces questions et les acteurs confrontés à ces difficultés.

Quand: Les 14 et 15 novembre 2019

Où: Givors, Maison du fleuve Rhône

Pour s'inscrire et accéder au programme: https://givors.sciencesconf.org/

Programme - Colloque 1 et 2 juin 2017 - MSH Paris Nord. "Briser l'invisibilite des cancers d'origine professionnelle".Colloque organisé par le GISCOP 93 sous la responsabilité d’un comité scientifique composé de personnalités issues des sciences humaines et sociales et des disciplines biomédicales. Il bénéficie du soutien de l’Institut National du Cancer, du Cancéropôle Ile-de-France, du DIM Gestes (Région Ile-de-France), de l’ETUI, de la MSH Paris Nord, des UMR IRIS et PRODIG et de l’Université Paris 13.

Introduction

Conférence introductive :
De l’invisibilité à la production de connaissances pluridisciplinaires : l’expérience du GISCOP 93,
Benjamin LYSANIUK, chargé de recherche CNRS, Laboratoire PRODIG, directeur du GISCOP 93.

Alain BERTHO : directeur de la MSH Paris Nord
Arnaud MIAS, coordinateur du DIM GESTES
Serge VOLKOFF, ancien président du comité directeur duGISCOP 93.

Visibilité / invisibilité des cancers professionnels

Session plénière débat - auditorium
Président de séance : Nicolas HATZFELD, historien, IDHES, Université d’Evry.

Anne MARCHAND, doctorante en histoire et en sociologie, IDHES, Université d’Evry, GISCOP 93
Anne MARCHAND, doctorante en histoire et en sociologie, IDHES, Université d’Evry, GISCOP 93.

L’incertitude des probabilités dans la reconnaissance de l’origine professionnelle d’un cancer pour les fins d’indemnisation.
Katherine LIPPEL, professeure de droit, Faculté de droit, section droit civil, Université d’Ottawa, Canada.

Travail et cancer : approche sociologique
Annie THEBAUD-MONY, sociologue, directrice de recherche honoraire INSERM, IRIS, GISCOP 93.

Comment l’épidémiologie peut-elle contribuer à rompre l’invisibilité des cancers professionnels ?
Emilie COUNIL, professeure d’épidémiologie, EHESP, IRIS, GISCOP 93.

Enjeux de la connaissance des parcours professionnels et des expositions

Connaissance de l’activité de travail exposée aux cancérogènes, division sexuelle du travail
Atelier 1, Discutant : Laurent VOGEL, juriste, chercheur, European Trade Union Institute, Bruxelles, Belgique.

Profils et trajectoires genrées d’exposition aux cancérogènes professionnels des participants inclus entre 2002 et 2010 dans la cohorte permanente du GISCOP 93. Questions avec la salle
Mélanie BERTIN, épidémiologiste, LEEST (UMR IRSET).

Les biais de genre dans l’épidémiologie des cancers professionnels : Méthodes d’analyse pour l’étude GISCOP 93. Questions avec la salle
Charles-Olivier BETANSEDI, épidémiologiste, doctorant, Université Paris XI, GISCOP 93.

Recherches sur les liens entre cancer et travail au Canada : risques chimiques et cancer du sein.
Jim BROPHY, PhD, former Executive Director of Occupational Health Clinics, Ontario, Canada, University of Stirling, UK ;
Michael GILBERTSON, PhD, Occupational and Environmental Health Research Group, University of Stirling, Stirling, Scotland.

Registres de cancer et connaissance des liens entre cancer et activité professionnelle : le cas de l’Italie.
Dario MIRABELLI, épidémiologiste, Université de Turin, Italie.

Actions de prévention et obstacles à leur mise en place.

Amphithéatre, atelier 2
Discutant : Michel HERY, ingénieur, INR.

De la reconstitution des parcours professionnels à l’identification des activités de travail exposées aux cancérogènes dans l’enquête GISCOP 93 : des connaissances pour la prévention.
Christophe COUTANCEAU, sociologue et ingénieur, chargé d’études, GISCOP 93,
Jean-Michel STERDYNIAK, médecin du travail, expert au GISCOP 93.

La difficile mise en place d’un répertoire des activités exposantes à des cancérogènes (Coopération GISCOP 93 - DIRECCTE Ile de France).
Axelle CROISE, géographe, doctorante, PRODIG, Université Paris I, GISCOP 93.

Représentation des risques CMR à partir des résultats issus d’un projet financé par l’ARC.
Nathalie JUDON

L’inspecteur du travail et la mission de contrôle concernant l’exposition aux agents chimiques dangereux,
Gérald LE-CORRE, inspecteur du travail.

Expériences et actions collectives : la complémentarité des savoirs

Session plénière, auditorium
Présidente de séance, Véronique DAUBAS-LETOURNEUX, professeure de sociologie à l’EHESP.

Coopération syndicalistes – chercheurs : actions en CHSCT pour la prévention de l’exposition aux parafoudres radioactifs à Orange ex-France-Télécom
Yves COLOMBAT, Franck REFOUVELET, syndicalistes,
Annie THEBAUD-MONY

Coopération GISCOP 93 - mouvement citoyen : reconstruire la mémoire d’un territoire. Une entrée par la cartographie collaborative
Léa PROST, géographe, master 2, Université Paris X, et Benjamin LYSANIU

Les agents de l’aéroport de Copenhague en action face aux risques toxiquesLes agents de l’aéroport de Copenhague en action face aux risques toxiques
Janne HANSEN, conseillère en santé-sécurité au travail pour le syndicat 3F Kastrup, Copenhague, Danemark

La stratégie de l’Union Européenne face aux cancers professionnels : la révision de la directive cancérogène
Laurent VOGEL, juriste, chercheur, European Trade Union Institute, Bruxelles, Belgique.

Justice : réparer et agir

session plénière - auditorium
Président de séance Jean-Paul TEISSONNIERE, avocat au barreau de Paris.

L’épreuve de l’accès au droit à réparation : une question de preuves
Anne MARCHAND, doctorante en histoire et en sociologie, IDHES, Université d’Evry, GISCOP 93

L’interprétation restrictive du lien cancer/travail dans la mise en œuvre du régime des maladies professionnelles
Arzhelenn LE DIGUERHER, juriste, doctorante Université Paris 13, GISCOP 93, UMR IRI

La reconnaissance des cancers professionnels dans les régimes d’indemnisation des maladies professionnelles : comparaisons
internationales
Katherine LIPPEL, Annie THEBAUD-MONY, Laurent VOGEL

La mise en œuvre de la sanction pénale par les services d’inspection du travail : sens et obstacles
Nathalie FERRE, professeure de Droit, Université Paris 13, UMR IRIS